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La Fureur du Dragon

La Fureur du Dragon

La Fureur du Dragon

Bruce a fait ses débuts de directeur cinématographique dans « La Fureur du Dragon ». Pendant un bon bout de temps, c’est lui qui avait reçu des ordres de la part des directeurs. A présent, il était temps qu’il prenne lui-même la direction des opérations.

Pour l’aider dans cette tâche, il était assisté par des amis de longue date, Unicorn Chan (pour les scènes d’action), Ricky Chik (directeur adjoint pour les deux premiers films de Bruce Lee) et Nishimoto, qui était le meilleur cameraman de l’équipe.

Comme dans ses deux premiers films, Bruce donnait toujours le ton. Voici les principales raisons qui permirent à « La Fureur du Dragon » de figurer dans les ouvrages consacrés à l’histoire du cinéma de Hong Kong :

  • Bruce fut le premier acteur chinois à fonder sa propre compagnie de production (Concorde).
  • Ce fut le premier film chinois tourné en Europe.
  • Il utilisa un double nunchaku à l’écran.
  • Il fut le premier Chinois à produire, être la vedette, écrire et diriger à la fois son propre film (Jimmy Wang Yu le fit, mais sans en être le producteur).
  • Il fit venir d’Outremer de véritables champions de Karaté (Chuck Norris et Bob Wall).

Mais pour atteindre ce record, Bruce devait d’abord faire le film. Et ce ne fut pas une mince affaire. « Je me souviens du premier jour de tournage« , dit le cameraman Nishimoto. « Nous avons tourné 65 plans de la scène à l’aéroport de Rome (une production hollywoodienne n’en tourne que 8 à 15 par jour). Bruce s’occupait de tout, déplaçant les trépieds, les spots, guidant les acteurs dans leur jeu. »

Le tournage à Rome fut fait dans un temps record, par mesure d’économie : « Nous avons tourné les extérieurs au Colisée en deux heures de temps » a confié Chaplin Chang, le directeur des extérieurs. « Nous n’avions pu obtenir l’autorisation de filmer dans cet endroit. Aussi sommes-nous venus tourner au petit matin, avant l’arrivée des touristes« . Bruce voulait également tourner une autre scène auprès des fontaines, à Rome. Là encore, l’autorisation ne fut pas accordée, mais cela ne freina en rien sa détermination. « Il confia une partie du matériel à chacun d’entre nous » nous dit Chaplin. « Nous trouvâmes un agent de sécurité et lui demandâmes de nous laisser filmer. Il acquiesca, dans la mesure où nous lui préciserions quand allait démarrer le tournage. Quand tout fut prêt, nous prévinmes l’agent. Il nous remercia, et prit la poudre d’escampette… Il ne voulait pas être là si nous étions pris ! »

Le duel – désormais classique – entre Bruce et Chuck Norris fut tourné dans les studios de la Golden Harvest. Des photos furent prisent au Colisée de Rome, sous tous les angles, et furent utilisées pour faire une maquette à Hong Kong. « Un jour, pendant la pause de déjeuner, on nous servit une sorte de brouet » se remémore Bob Wall. Chuck demanda à Bruce Lee ce que c’était : « de l’extrait de poule » répondit Bruce. Et, comme pour lui donner raison, un poulet entier apparut à la surface du bouillon. Chuck faillit s’étrangler !

Pendant le tournage, Bruce prédisait que son film rapporterait 5 millions de dollars. La presse ne cessa de persifier que c’était impossible. En 1973, au jour de l’an, le film battit tous les records. Bénéfice brut : 5 307 350 dollars.

Pour la petite histoire, le champion du monde de boxe, Mohamed Ali, se trouvait à Taiwan lors de la sortie de « La Fureur du Dragon ». Lorsqu’on lui demanda ce qu’il pensait de Bruce, il dit : « Oh, je suis vraiment jaloux de lui, parce que ma femme est folle de ses films« …

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